Une douleur apparaît lorsqu'il y a un déséquilibre vertébral qui, s'il n'est pas lié à un traumatisme direct (choc, chute), est la conséquence d'une traction qui s'exerce de façon unilatérale sur un vertèbre.

Le soulagement durable est obtenu quand l'origine de la traction est isolée.

Il ne s'agit donc pas de manipuler la vertèbre pour la "remettre à sa place" mais de lever la tension qui est à l'origine de la traction.

L'expérience nous a appris que la tension initiale est le plus souvent liée à la souffrance d'un organe (foie, utérus), d'un viscère (estomac, intestin, colon, reins, vessie) ou d'une glande (ovaire, prostate), de la sphère abdomino pelvienne.

La constitution embryologique de l'être humain est telle que les forces mécaniques primaires se transmettent dans le corps humain en rayonnant à l'instar d'une toile d'araignée à travers une trame dont le centre se situe au niveau de l'ombilic.

Les deux mains de l’ostéopathe agissent de façon simultanée sur trois niveaux :

1.  sur l’organe, le viscère ou la glande qui crée la tension initiale transmise aux tissus de soutien

2.  sur les tissus qui relient l’organe à la vertèbre et à travers lesquels circule le système vasculaire

3.  sur la vertèbre qui comprime le nerf porteur de l’information à l’organe

Le traitement consiste à exécuter une manipulation douce basée sur les principes de la mécanique des forces et des fluides pour libérer ces tensions et rétablir le libre flux des liquides circulants (sang artériel, veineux et lymphe).

Le retour de cette libre circulation est simultanément contrôlé au niveau des pouls artériels.

N’oublions pas que le corps humain est constitué d’environ 60 % de liquide

La manipulation vertébrale se limite généralement à un léger repositionnement quand cela ne se fait pas automatiquement lors que la tension qui s'exerce sur la vertèbre est levée.

Il n’y a donc de fait aucun danger de rupture vasculaire ou de déchirure ligamentaire.

Outre la technique manuelle, des conseils personnalisés visant le rééquilibre des fonctions de l’organisme sont à mettre en œuvre pour le maintien de la correction vertébrale obtenue :

L’équilibre alimentaire dont les répercussions sur les fonctions digestives et hépatiques sont directes, est un facteur incontournable de la guérison.

L’apport de micro-nutriments accélère le retour à l’équilibre de ces fonctions, permet de corriger les faiblesses et aide l’organisme à lutter contre les méfaits liés à notre environnement de vie, au stress, à la pollution… 

Les exercices physiques réguliers entretiennent la souplesse de vos articulations, favorisent l’oxygénation et renforcent le muscle cardiaque.

Rappelons que les muscles servent de pompes circulatoires car ils sont traversés par 80% des vaisseaux et que les racines nerveuses qui commandent les fonctions de l'organisme émergent de la colonne vertébrale cervicale, dorsale et sacrée.