Pourquoi ma douleur est-elle survenue ce jour précis, à l’épaule gauche et non à la droite, alors que j’exécute tous les jours les mêmes gestes ? Pourquoi mon mal de dos s’est-il déclenché à la suite d’une contrariété ou au lendemain de troubles digestifs ? Pourquoi son intensité augmente la nuit et diminue lors des mouvements ?

Le stress a « bon dos » mais il ne peut être tenu pour seul responsable sinon tous les stressés souffriraient de la même douleur et au même endroit.

L’hérédité est souvent mise en avant mais elle ne suffit pas à expliquer pourquoi la douleur est survenue à tel ou tel moment.

L’arthrose est aussi souvent évoquée mais de nombreux arthrosiques ne souffrent pas. De plus, l’os ne dispose pas de fibres nerveuses sensitives et ne peut déclencher une douleur.

Tous ces facteurs auxquels la surcharge pondérale doit être ajoutée, favorisent l’apparition de la douleur mais restent encore insuffisants pour comprendre. 

Tout ceci démontre bien l’existence d’une autre cause moins apparente.

C'est l’observation et l'analogie qui a révélé l'existence d'une co-relation entre un problème de constipation et une douleur d’épaule, une sciatique droite et un excès de cholestérol, un trouble menstruel et une douleur du genou …

La compréhension d'un mécanisme capable d'établir le lien entre une fonction de l’organisme et la douleur articulaire apporte aujourd'hui une réponse logique et scientifique.

La douleur est en fait la résultante d’une réaction en chaîne :

  • l’organe crée une tension initiale sur son tissu de soutien

  • le tissu de soutien comprime le système vasculaire qui alimente l’organe

  • ce dernier, moins bien vascularisé, fonctionne ainsi de moins en moins bien

  • la tension du tissu de soutien augmente et projette une force de traction qui déséquilibre l'articulation

  • la douleur naît de l’étirement des ligaments qui assurent la stabilité des vertèbres puis s’étend vers le nerf lorsque la bascule de la vertèbre atteint le disque intervertébral

La rotation des corps vertébraux comprime les ganglions nerveux para-vertébraux qui transmettent les informations nécessaires au fonctionnement de l’organe. 

C’est ainsi que la structure agit sur la fonction. Il existe un lien étroit entre une douleur vertébrale et une fonction de l’organisme. L’une ne peut être soulagée durablement sans que l’autre soit prise en compte.

Lorsque la douleur persiste, elle doit être interprétée comme un signal d’alarme qui traduit un dysfonctionnement « silencieux » de l’organisme.